Mardi 17 juin 2008

 

Analyse de son style

 

Thèmes récurrents

L'univers de Shyamalan est marqué par la représentation de créatures mystérieuses, comme les « Scrunt » dans La Jeune Fille de l'eau, les extra-terrestres dans Signes ou encore les créatures qui vivent à côté du Village, laissant place au surnaturel, à l'amour, ou à la politique.

Dans Le Village, film né de la peur engendrée après les attentats du 11 septembre 2001, le thème de l'amour est prédominant : Ivy, joué par Bryce Dallas Howard, et Lucius, joué par Joaquin Phoenix, s'aiment. Selon Night, cet amour est l'élément surnaturel principal du film :

« Pour moi, de bien des façons, l'élément surnaturel du film est l'amour : ce que l'amour peut faire, ce qu'il peut vous faire faire, pouvez-vous devenir surhumain à cause de l'amour ? L'amour peut-il faire des miracles ? Pouvez-vous traverser l'enfer ? Il y a d'ailleurs une métaphore sur cette plongée en enfer à travers ce que fait l'héroïne du film. Est-ce que l'amour nous aidera dans ces épreuves ? Est-ce que les miracles vont s'enchaîner parce que vous êtes guidé par l'amour ? […] Au cœur de cette histoire, il y a d'abord des personnages, et les éléments surnaturels ne sont là que comme métaphore pour la foi. »

Ainsi, le thème de l'amour devient métaphore de la foi, de la foi. Dans Le Village, c'est la foi en ce qui nous entoure qui est abordée. Dans Praying with Anger, c'est la foi religieuse qui est concernée, et dans La Jeune Fille de l'eau, c'est la foi que l'on apporte aux légendes qui est mises en valeur. Dans Signes, c'est la foi en la vie. La foi apparait alors comme le thème principal des films de Shyamalan.
Ainsi, les créatures ne sont plus envisagées comme élément surnaturel, mais comme passerelle vers la question de la foi :

« Mes histoires ne parlent pas seulement d'aliens, de fantomes ou de créatures dans les bois, ce sont seulement des prétextes pour parler de la foi »


Préproduction

Selon Night, la préproduction est l'un des aspects essentiels du tournage. Shyamalan, souvent à la fois scénariste, réalisateur et producteur sur ses tournages, y consacre beaucoup de temps. Pendant cette phase, il réfléchit à tous les aspects du tournage et envisage chaque scène. Ainsi, tous les détails sont prévus et le storyboard est très précis. Pour ce faire, il travaille avec le même storyboarder depuis Sixième Sens : Brick Mason.

Durant le tournage, cela lui permet de se concentrer sur la scène sans avoir à rajouter un élément de direction : les acteurs peuvent alors jouer leur rôle, sans avoir à refaire plusieurs fois une scène. Selon Night, c'est ainsi qu'ils peuvent se « donner à fond ».


Esthétique



Cette image du Village est caractéristique du jeu entre les tons noirs et rouges, chers à Shyamalan

Shyamalan opte généralement pour un montage au rythme lent, servant la narration et la montée du suspens.
De même, les images des films de Night sont souvent dans les tons noirs, comme dans Sixième Sens ou dans Incassable. Ainsi, cet univers se confond avec les personnages qui, eux-mêmes, sont confrontés aux ténèbres.
Les fondus noirs marquent habituellement, au cinéma, une ellipse temporaire, alors qu'ici, ils doivent être compris comme une évocation de la mort.

L'ambiance mystérieuse et pesante des œuvres de Shyamalan met en valeur les quelques plans rapides de scènes terrifiantes, comme celui d'une créature sous une tour de guet dans Le Village. M. Night Shyamalan utilisera pour ces plans le hors-champ : les différentes créatures ne font que passer à travers l'écran brièvement, le regard n'est jamais posé sur les blessures, le spectateur peut alors se représenter librement ce qui est suggéré.

À travers ses différents films, l'unité esthétique est basée sur la récurrence de deux couleurs : le rouge et le vert (ou le jaune), couleurs complémentaires. On retrouve le rouge dans les maisons de la Pedestrian Street, à Philadelphie, dans Sixième Sens, ainsi qu'avec la porte de l'église, ou encore les créatures du Village. Ces couleurs sont utilisées selon leur symbolique habituelle : le rouge représente le danger, la peur et le sang; le vert, l'espoir et la vie. Est alors représenté le combat entre le bien et le mal, thème prédominant dans les films de Shyamalan.

La froideur qui se dégage de cette symbolique peut être vue comme une ressemblance avec le style de Kubrick. En effet, ces deux metteurs en scène jouent avec les lignes de fuite et les axes de symétrie. On remarque souvent dans leurs longs métrages la présence d'escaliers symbolisant le passage à un autre niveau de conscience : dans Sixième Sens, un ballon s'envole dans l'escalier, ou dans Signes et Le Village, celui qui mène aux caves. Les escaliers mènent vers un autre lieu, où la vie est meilleure. Shyamalan, jeune réalisateur hollywoodien, maîtrise l'image et la mise en scène, pour amener le spectateur où il veut qu'il aille.


Jeu sur les reflets

Dans ses derniers longs métrages, M. Night Shyamalan pratique souvent le jeu sur les reflets. Dans Le Village, c'est dans une rivière que l'on voit le premier « monstre », dans Signes, un extra-terrestre est aperçu dans un couteau et dans un écran de télévision, et dans La Jeune Fille de l'eau, c'est un « scrunt » qui se montre dans la vitre d'une machine à laver. Ce jeu de miroirs traduit les pensées du cinéaste. Mais, ils peuvent aussi être vus comme une marque du style ambigu de Night, qui utilise souvent des plans métaphoriques.

C'est aussi la marque de son attachement au cinéma de Spielberg, qui, par exemple, dans Munich joue avec les reflets sur un capot de voiture.
Ces mêmes voitures jouent souvent un rôle important dans l'œuvre de Shyamalan. Dans trois de ses films, elles sont à l'arrière-plan d'un évènement important dans l'histoire. Dans Sixième Sens, Cole révèle son don à sa mère durant un embouteillage, dans Incassable, David perd son habilité à jouer au football, et dans Signes, la mère de Graham meurt dans un accident de voiture.

De même, l'eau, élément réflexif, joue aussi un rôle important dans les films de Shyamalan, elle est souvent signe de mort, ou de faiblesse. Dans Signes, l'alien, et David Dunn, dans Incassable, craignent l'eau. Dans le Sixième Sens, le meurtrier de Malcolm Crowe était caché dans une salle de bain. Et, dans Le Village, Flinton décide de ne plus suivre Ivy dans son périple lorsqu'il se met à pleuvoir. Mais, Shyamalan va plus loin : dans la bande annonce de La Jeune Fille de l'eau, on aperçoit un papillon d'eau, dont la race est surnommé Salmacis, au bord de la piscine. Or, Salmacis est une Nymphe grecque, à l'instar de Story, joué par Bryce Dallas Howard.

L'eau prend alors la tournure de métaphore du temps qui passe, et des évènements qui se déroulent, mais aussi de la malédiction et de la mort.


Repères personnels
Philadelphie, ville d'accueil de Shyamalan

Relativement peu présent dans ses films, M. Night Shyamalan y insère toutefois des éléments biographiques. Par exemple, les lieux de tournage de ses longs métrages, sauf dans Praying with Anger, se situent à Philadelphie, ville dans laquelle il fut accueilli chaleureusement, après son départ d'Inde. De plus, on retrouve Night Shyamalan dans chacun de ses films, interprêtant un rôle secondaire, sauf pour ses premiers courts métrages et dans La Jeune Fille de l'eau. Il a joué le rôle d'un dealer, d'un médecin, ou encore d'un gardien de zoo. Son rôle de docteur montre d'ailleurs son attachement à sa famille : son épouse est pédiatre, son père et sa mère pratiquent aussi dans le milieu médical, ainsi que plusieurs autres générations.

On remarque aussi deux références à son pays natal, l'Inde. Tout d'abord dans Signes : on peut voir au journal télévisé que l'Inde a été touchée par de nombreux crop circles. Puis dans La Jeune Fille de l'eau : le rôle de Vick Ran qu'il joue fait référence à Vikram Seth, un célèbre écrivain indien.

Tout ceci fait preuve d'un travail méticuleux, qui rappelle celui d'Alfred Hitchcock ou encore celui de Steven Spielberg, ses modèles. Dès avant la sortie de Signes, on l'appelait « The Next Spielberg ». Son attachement à l'œuvre spielbergienne transparaît également par la place qu'occupent les enfants dans ses films. Ils y apparaîssent matures, intelligents, et ils ont la capacité de guider l'adulte pour le révéler à sa vraie nature, par exemple dans Sixième Sens, où c'est l'enfant qui fait à Bruce Willis la révélation-clé du film, ou encore dans Signes, où l'enfant aide le père Hess à retrouver sa foi.

Par Serleena
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Mardi 17 juin 2008

Filmographie

Année

Titre français

Titre original

profession(s)

Métrage

Durée

1992

Praying with Anger

-

Réalisateur, scénariste, producteur et acteur

(LM)

107 minutes

1998

Éveil à la vie

-

Réalisateur et scénariste

(LM)

88 minutes

1999

Sixième Sens

The Sixth Sens

Réalisateur, scénariste et acteur

(LM)

107 minutes

Stuart Little

-

Scénariste

(LM)

84 minutes

2000

Incassable

Unbreakable

Réalisateur, scénariste, producteur et acteur

(LM)

106 minutes

2002

Signes

Signs

Réalisateur, scénariste, producteur et acteur

(LM)

106 minutes

2004

Le Village

The Village

Réalisateur, scénariste, producteur et acteur

(LM)

108 minutes

Le Secret enfoui de Night Shyamalan

The Buried Secret of M. Night Shyamalan

Acteur

(FD)

45 minutes

2006

La Jeune Fille de l'eau

Lady in The Water

Réalisateur, scénariste, producteur et acteur

(LM)

110 minutes

2007

Entourage

-

Acteur

(TV)

40 minutes

2008

Phénomènes

The Happening

Réalisateur, scénariste et producteur

(LM)

 ?? minutes

Avatar

Avatar: The Last Airbender

Réalisateur

(LM)

 ?? minutes

Par Serleena
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Mardi 17 juin 2008

Analyse de ses films

 

Sixième Sens

Le véritable succès, commercial, public, et critique, a débuté en 1999, quand il a écrit, dirigé et produit Sixième Sens, un drame surnaturel traitant les déboires d'un psychologue pour enfant, Malcolm Crowe, (joué par Bruce Willis) qui est touché par balle par l'un de ses patients qui s'était introduit dans sa demeure. Malcolm va ensuite rencontrer un jeune enfant dérangé, Cole Sear (joué par Haley Joel Osment), qui prétend voir se balader les morts. Le psychologue pense qu'il peut racheter sa faute en aidant ce pauvre enfant. Selon le livre DisneyWar, lorsque David Vogel, de la Walt Disney Company, a lu le script du Sixième Sens, il n'a pas pris le temps de demander leurs avis à ses supérieurs, a acheté les droits du livre pour 2 000 000 $, et a ensuite engagé Night pour le tournage. Lorsqu'ils l'ont appris, les patrons de Vogel, étant opposé à ce choix, ont vendu les bénéfices aux studios Spyglass Entertainment, en gardant un pourcentage de 12,5 %.

Le film a représenté un budget de 40 000 000 $, et a rapporté 670 000 000 $.

De plus, Sixième Sens a été nominé à six reprises aux Oscars, pour celui du meilleur réalisateur, du meilleur film, du meilleur scénario original, du meilleur montage, du meilleur second rôle masculin, et celui du meilleur second rôle féminin.

Incassable

Incassable est un thriller. Il conte l'histoire de David Dunn (joué par Bruce Willis), unique survivant d'un accident de train, et de sa rencontre avec un collectionneur de Comics, nommé Elijah Price (joué par Samuel L. Jackson) : ce dernier est convaincu que David possède des superpouvoirs. Le film fut évoqué dans plusieurs magazines qui le comparèrent à Sixième Sens, en remarquant son atmosphère sombre, voire lugubre.

On note également une certaine ressemblance esthétique avec les comic books, ces bandes dessinées américaines bon marché.

Avec un budget de 75 000 000 $, le film ne fut pas très rentable : le résultat net ne rapporta pas grand chose aux producteurs. Il a néanmoins totalisé une recette de 248 000 000 $ au niveau mondial.

Signes

Une Agroglyphe représentée comme l'arrivée d'une autre vie dans Signes

 

« There's a monster outside my room, can I have a glass of water ? »
    
— M. Night Shyamalan, Signes

Sorti en août 2002, Signes est un drame de science-fiction qui se déroule dans un village de Pennsylvanie. Un pasteur (joué par Mel Gibson), a perdu la foi suite à la mort de son épouse. Désespéré, il rejoint sa famille qui est témoin d'une invasion d'extra-terrestres. Joaquin Phoenix, Rory Culkin et Abigail Breslin sont aussi à l'affiche. Avec un budget de 72 000 000 $, Signes a remporté pas moins de 227 000 000 $ aux États-Unis, et 408 000 000 $ au niveau mondial]. Le film fut généralement bien reçu, avec une des meilleures premières semaines de recettes (60 000 000 $) dans la carrière de Mel Gibson en tant qu'acteur.

Le film a reçu un accueil favorable de la critique. Notamment de la part de Roger Ebert pour le magazine Four-Star :

« Signes, film de M. Night Shyamalan, est le travail d'un cinéaste-né, capable de réunir toute la tension d'une scène en un unique instant. Nous ne nous posons pas la question de savoir comment il a pu le concevoir, mais plutôt comment il a réussi à le réaliser. »

Night a déclaré dans une entrevue avec l'hebdomadaire Science Fiction Weekly que le choix de faire appel à Mel Gibson comme tête d'affiche avait été en partie motivé par son interprétation dans le long métrage L'Arme fatale :

« J'étais chez mes parents, sur le canapé, et je regardais L'Arme fatale. J'ai alors vu un homme jouer dans un film d'action avec une émotion que je n'avais jamais observée jusqu'alors. [...] J'ai totalement cru en l'humanité de cet homme, déchiré par la perte de son épouse au point de ne pas craindre de mourir, ce qui le transformait en une Arme fatale. [...] Quand j'ai écrit l'histoire d'un homme qui perdait la foi à cause du décès de sa femme, j'ai tout de suite pensé à lui. J'aime également faire appel à un homme d'action et ne pas le laisser être « Le Mec » »

Night a ensuite ajouté qu'à l'origine, l'histoire devait avoir un accompagnement musical minimaliste, laissant la place aux dialogues, pour les rendre plus touchants. Mais, les premières ébauches musicales de James Newton Howard pour la bande annonce l'ont immédiatement fait changer d'avis : elle lui ont rappelé les compositions intenses et pleines d'émotions de Bernard Herrmann, le collaborateur régulier d'Alfred Hitchcock.

Le Village

Night et Bryce Dallas Howard en avant première au Festival de San Sebastián.

En plein travail d'adaptation du roman Les Hauts de Hurlevent, Night a abandonné le projet pour finalement tourner un film dont il était l'auteur : The Woods (Le Village). Le Village est sorti en juillet 2004. Avec à l'affiche les acteurs Joaquin Phoenix, William Hurt, Sigourney Weaver, Bryce Dallas Howard et Adrien Brody, ce film raconte l'histoire d'une petite communauté du XXe siècle, menée par un groupe d'« aînés » qui avait pris la décision de l'isolement de leur village. Ce dernier est en effet entouré d'une forêt pleine de mystérieuses créatures et menaçantes. Cependant, bien qu'un pacte semble avoir été mis en place entre ces créatures et les villageois, Lucius Hunt (joué par Joaquin Phoenix) remet en cause de cet isolement, les frontières, et les croyances.

Avec un coût de production total de 71 600 000 $, le film a rapporté plus de 114 000 000 $ seulement aux États-Unis, et 50 000 000 $ lors de sa première semaine. Le bénéfice mondial avoisine les 256 000 000 $. Cette excellente semaine de lancement fut suivie d'une baisse sévère de 67 % de la fréquentation. D'ailleurs, on parle désormais du film comme d'une déception commerciale. Après cette désaffection, la critique devint la plupart du temps négative: Desson Thomson, du Washington Post, a parlé du film comme d'une « déception abrutissante ». Kevin Thomas, du Los Angeles Times, a dit : « Ce film devient pénible plutôt que provocateur, et absurde plutôt que d'être réfutable ». Roger Ebert, qui avait précédemment apprécié l'œuvre de Shyamalan, a qualifié le film d'« erreur colossale : « [c'est] un film basé sur une intrigue qui ne peut pas le supporter, d'ailleurs si transparente que le film serait risible s'il n'était pas si sérieux... Night est un réalisateur qui a un talent incroyable, et évoque des histoires inimaginables, mais cette fois, hélas, il a perdu de son charisme » ».

Selon Night, l'explication de la baisse de fréquentation dans les salles réside dans l'utilisation d'un thème commun avec ses autres films, et dans la différence de traitement[. Le thème principal du Village, est la foi, le même que dans ses autres longs métrages ; cependant, Le Village incite les gens à ne pas croire au surnaturel, contrairement à ses précédentes œuvres. Il avait pourtant souhaité que le l'histoire du film soit un drame sentimental superposé à un léger sentiment de peur limité à la première partie]. La jeune Ivy Walker est amoureuse de l'homme le plus courageux du village, Lucius Hunt. Mais, par jalousie, Noah, le déficient mental du village, tente de le tuer.

Pourtant, le thème du Village peut être ambivalent : sur le secret, et la communauté, ce film mélange réalisme, étrange, et fantastique pour raconter une histoire d'amour et une autre politique. Plusieurs questions viennent se poser aux spectateurs : « comment vivre en sachant ce qui se cache au delà des frontières ? Est-il possible de vivre avec toutes ces peurs, isolé de tout ? ». Le Village reflète, de plus, des aspects politiques : une certaine utopie de l'Amérique du XVIIIe siècle. En effet, la date gravée sur la tombe vue lors du début du film met en avant le XIXe siècle qui est peut-être métaphore du regret du temps qui passe puisque l'histoire se déroule au XXe siècle.

En outre, Le Village peut-être vu comme une critique de l'Amérique. L'Amérique au temps des pionners est représentée à travers cette petite communauté fondée par les anciens[: elle représente l'histoire d'un pays protectionniste. Lors de la conclusion du film, l'Amérique primitive est confronté à l'Amérique contemporaine, perdue par l'argent. D'ailleurs, dans ses entretiens, Shyamalan présente son film comme un espoir avec les temps présents[. De plus, une référence à George W. Bush est mise en place dans la fin du film : le maintient du secret des anciens peut-être comparé au mensonge du président américain

Le Village a été nommé pour l'Oscar de la meilleure musique de film, et a remporté le prix du meilleur démarrage au box-office au American Society of Composers, Authors, and Publishers.

La Jeune Fille de l'eau

La Jeune Fille de l'eau, sorti le 21 juillet 2006, est un film fantastique qui se déroule à Philadelphie, dans une résidence dirigée par Cleveland Heep (joué par Paul Giamatti), qui découvre un jour une jeune fille nommée Story (jouée par Bryce Dallas Howard) dans la piscine. Il aura fallu réécrire 1 400 pages de script pour satisfaire pleinement Shyamalan. Le scénario est tiré d'une histoire que Shyamalan a écrit pour ses enfants.

Au fil de l'histoire les protagonistes apprennent que Story est une nymphe des eaux (narph) qui est venue dans le « monde des hommes » pour inspirer un écrivain dont l'influence va crescendo, et libérer son pays de l'emprise d'un gouvernement opressant. Mais sa vie est en danger : une sorte de chien-loup, mi-monstre, mi-créature, nommée « Scrunt », essaye de l'empêcher de rentrer chez elle, dans le « monde bleu ». Pour cela, elle est prête à tout, même à transgresser les règles établies.

La production de La Jeune Fille de l'eau a entraîné un désaccord entre Night et les Studios Disney, pour lesquels il avait tourné précédemment la plupart de ses autres films. Dans le livre The Man Who Heard Voices: Or, How M. Night Shyamalan Risked His Career on a Fairy Tale de Michael Bamberger, produit par Sports Illustrated, Shyamalan a déclaré ce qu'il avait ressenti à propos de Disney :

« qu'il ne valorisait plus l'individualisme, ne valorisait plus la combativité. »

C'est ainsi qu'il se sépara de Nina Jacobson, présidente des Studios Disney, et de ses autres équipiers, pour les studios Warner Bros. Entertainment. La réponse de la critique fut, à l'instar du Village, négative — Franck Lovece du Film Journal International a annoncé : « Cette Jeune Fille est une Show Girl de fantasy[» — à propos du scénario (un des éléments du film que Disney trouvait ennuyeux), mais aussi à propos du rôle prééminent que s'octroie Shyamalan, celui d'un auteur dont l'œuvre va changer le monde. Le New York Post a écrit que le film venait de « Mourir dans l'eau », en décrivant M. Night Shyamalan comme un « cinglé aux illusions de Messie ».

La Jeune Fille de l'eau a d'ailleurs été nommé à quatre reprises aux Razzie Awards, dont trois réservés à Night (pire réalisateur, pire acteur dans un second rôle, et pire scénario). Deux lui ont été finalement attribuées. Le 14 septembre 2006, le film n'a rapporté que 42 285 000 $ aux États-Unis, et 30 500 000 $ dans le monde, soit à peine la moitié du coût total de production et de commercialisation du film.

Phénomènes

Le 28 janvier 2007, le magazine américain Variety a déclaré que Night était sur un nouveau projet de film : The Green Effect qu'il devait présenter à plusieurs studios de production, mais qu'aucun d'entre eux n'avait accepté de produire le tournage.

Un mois plus tard, ce même magazine annonce que le script de Shyamalan (désormais appelé The Happening) avait été vendu aux studios de la Twentieth Century Fox après avoir été réécrit. Le film est prévu pour juin 2008, et sera produit par Sam Mercer, Barry Mendel et Night lui-même.

L'histoire du film implique la nature. Mais cette nature est tueuse : elle laisse s'échapper d'invisibles neurotoxines qui provoquent la mort brutale de ceux qui les respirent. Le personnage principal, un professeur de science nommé Elliot Moore (joué par Mark Wahlberg), part tenter de détruire ce virus avec sa femme et ses amis, alors que toute la planète est saisie de terreur.

Par Serleena
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Mardi 17 juin 2008

Manoj Nelliyattu Shyamalan , né le 6 août 1970 à Pondichéry, plus connu sous le nom de M. Night Shyamalan  est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur de cinéma américain d'origine indienne. Il a notamment été nommé à deux reprises aux Oscars, pour la réalisation ainsi que le scénario de Sixième Sens.

À l'instar d'Alfred Hitchcock, ou de Charlie Chaplin, on le retrouve la plupart du temps dans ses propres films. Par exemple, il joue le rôle du docteur Hill dans son long métrage Sixième Sens, ou encore celui d'un dealer dans Incassable. Ses apparitions ne sont généralement pas reconnues comme des caméos ; en effet, elles influencent le cours de l'histoire, à la différence de celles d'Alfred Hitchcock. Dans La Jeune Fille de l'eau, il interprète l'un des premiers rôles : il permet à la Narf de regagner son monde, en élucidant le mystère des Tartoutiks.

Souvent à l'origine de polémiques, selon Alessandro Di Giuseppe, critique du Quotidien du cinéma, M. Night Shyamalan s'est révélé comme l'un des nouveaux maîtres du thriller, et a su se démarquer des autres réalisateurs de sa génération.

Enfance

M. Night Shyamalan naît à Mahé, dans le territoire de Pondichéry en Inde, d'une lignée d'Indiens hindouistes. Son père, Nelliattu C. Shyamalan, est un médecin malayalee (originaire de l'État du Kerala). Sa mère, Jayalakshmi Shyamalan, est obstétricienne et gynécologue.

Dans les années 1960, après des études médicales à la JIPMER[de Pondichéry et la naissance de leur premier enfant, les parents émigrent vers les États-Unis. En 1970, la mère de Night retourne en Inde pour passer les cinq derniers mois de sa grossesse dans le domaine de ses grands-parents maternels à Chennai (anciennement Madras).

Six semaines après sa naissance à Pondichéry, sa mère l'emmène aux États-Unis, à Penn Valley, un quartier de la banlieue ouest de Philadelphie en Pennsylvanie, où Night est élevé. Ses parents l'envoient alors étudier dans une école catholique privée à Merion, en banlieue de Philadelphie, la Waldron Mercy Academy (académie Waldron de la Pitié), l'un des collèges très prisés de Pennsylvanie. Il entre ensuite à l’Episcopal Academy (académie épiscopale), un lycée privé de Merion également.

Shyamalan décide ensuite d'aller à la Tisch School of the Arts, de l'Université de New York, à Manhattan, dont il sort diplômé en 1992. C'est là qu'il abrège son premier prénom Manoj en M. et qu'il remplace son deuxième prénom Nelliyattu par Night ; il signera ses films sous ce nom. Night a éprouvé très tôt le désir de devenir réalisateur de cinéma lorsque, tout jeune, on lui offrit une caméra Super 8. Bien que son père souhaitât qu'il perpétue la tradition familiale en devenant médecin, sa mère l'encouragea à suivre son inclinaison. Dans Sixième Sens, il rend hommage à son père en jouant le rôle d'un médecin.

Âgé de 17 ans, Shyamalan, alors inconditionnel du cinéma de Steven Spielberg, a déjà réalisé quarante-cinq courts métrages chez lui. À partir de Sixième Sens, réalisé en 1999, il inclura systématiquement dans chaque version DVD de ses films un de ces courts métrages de jeunesse, qu'il estime représenter son premier essai du genre. Par exemple, dans Sixième Sens, on retrouve Nightmare on Old Gulf, dans Incassable, on retrouve Millionnaire, et dans Signes, on retrouve Pictures. On retrouve aussi Graham, le couteau et le garde-manger dans Praying with Anger, et La Créature dans Éveil à la vie.


Débuts

Morceau de la pellicule du film Sixième Sens.

M. Night Shyamalan réalise son premier long métrage en 1992 : Praying with Anger (Prier avec colère), un drame autobiographique, alors qu'il est encore étudiant à l'Université de New York (NYU). Pour le tournage, il doit emprunter de l'argent à ses proches, famille ou amis et engage ses parents en tant que producteurs. Ce film est projeté avec succès au Festival international du film de Toronto, le 12 septembre 1992. Il est ensuite projeté pendant une semaine dans une salle de cinéma aux États-Unis, en 1993. Il est, par ailleurs, élu premier film de l'année à l'American Film Institute de Los Angeles.

À la fin de la projection au Festival de Toronto, lorsque David Overbey invite Night à venir sur scène, il prédit que les cinéphiles du monde entier ne tarderont pas à voir d'autres réalisations de Shyamalan dans les années à venir. Praying with Anger est ensuite diffusé à la télévision canadienne. Tourné à Chennai en Inde, c'est son seul film à l'avoir été en dehors de la Pennsylvanie.

Entre temps, il vend une histoire intitulée Labor of Love à la Twentieth Century Fox, mais celle-ci ne sera jamais tournée[.

Shyamalan écrit et réalise son deuxième film en 1995, Éveil à la vie (Wide Awake), qui ne sera projeté qu'à partir de 1998. Ce film dramatique raconte l'histoire d'un enfant de dix ans (joué par Joseph Cross), étudiant dans une école catholique, qui, après la mort de son grand-père (interprété par Robert Loggia), se met à la recherche de Dieu. Le casting du film comportait Dana Delany et Denis Leary dans les rôles des parents de l'enfant ainsi que Rosie O'Donnell, Julia Stiles et Camryn Manheim.

Éveil à la vie fut tourné dans une école où Night avait étudié pendant son enfance, le Bryn Mawr College. En 1999, le film est proposé, au Young Artist Award, pour le prix du meilleur drame et pour la meilleure performance dans un premier rôle pour Joseph Cross. C'est pourtant un échec commercial, la recette totale n'atteignant que de 305 704 $.

La même année, Night écrit le scénario du film d'animation Stuart Little, de Rob Minkoff, qui remporte un franc succès auprès d'un vaste public de par le monde.

En 1993, M. Night Shyamalan se marie à la psychologue indienne Bhavna Vaswani, rencontrée à l'Université de New York. Ils ont deux filles.

Au cours de l'année 2006, ils font construire une maison à Wayne, en Pennsylvanie, proche du plateau de tournage habituel de Night, à Philadelphie.

Par Serleena
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Mercredi 28 mai 2008
Parce que Tu ne me comprends pas, et parce que ça me tue. Parce que je voudrais que Tu sois autant accro à moi que je le suis à Toi. Parce que j'aimerais que Tu m'appartiennes entièrement, corps et âme, à chaque seconde de Ton existence et que vivre sans moi, respirer la moindre bouffée d'air sans m'avoir à Tes côtés soit pour Toi une véritable torture, à chaque souffle, à chaque instant.
Parce que si Tu trouves cela cruel c'est que Tu oublies que c'est ce que je vis.
Parce que je ne T'en veux pas si Tu n'es pas comme moi, parce que je ne Te le demande pas, parce que j'en souffre mais c'est tout, parce que ça Nous rend différents et que je ne le supporte pas, parce que je T'Aime trop.
Parce que je sais que c'est moi le problème, toujours, encore, moi qui n'ai jamais su trouver un juste milieu entre avant et... maintenant.
Parce que je sais que ce n'est pas raisonnable de T'Aimer comme ça.
Parce que je n'ai jamais cherché à être raisonnable.


Parce que ma vie c'est Toi, juste Toi, complètement Toi, du début à la fin et tout ce qui joint les deux bouts...

Parce que je n'ai jamais su Te dire tout ce que j'Aimais en Toi, la liste était trop longue et Ta fiancée bien trop paresseuse... parce que j'Aimerais que Tu le devines au quotidien, dans mes regards et mes sourires et tous ces gestes que Tu ne remarques pas qui racontent mon Amour pour Toi et tout ce que je suis prête à faire pour le hisser au-delà de tout.
Parce que c'est bien mieux que Tu ne le remarques pas, au fond.

Parce que je n'ai pas envie de me grandir à Tes yeux, je veux que ce soit Toi qui me grandisse et moi, je continuerai à faire de mon mieux... parce que je ne baisserai jamais les bras et que, Te comprendre entièrement, tout savoir de Toi et faire de Toi mon Amant égoïste à jamais, est et sera mon éternel défi, ma séduction sans fin pour Te conquérir quand je T'aurai déjà et sans cesse Te refaire découvrir pourquoi Tu m'a choisie... que Tu ne le regrettes jamais est ma seule ambition dans la vie. Que Tu sois aussi fougueux, insouciant, et égoïste que je le suis, est ma Chimère.
Parce que je sais que Tu m'Aimes, mais parce que je suis exigeante, Tu le sais bien... et j'en demanderai toujours plus sans pour autant Te l'imposer, je prendrai tout ce qui viendra de Toi et ne Te volerai jamais ce que Tu ne voudras pas me donner. Parce que je serai là, et que j'attendrai.



Parce que c'est comme ça.


Par Serleena
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Mercredi 14 mai 2008

J’aimerais te dire, pourquoi je suis si fragile, si sensible, pourquoi je ne crois en rien et surtout pas en moi, pourquoi je suis pleine de doutes de peurs d’illusions de naïveté, pourquoi je suis comme ça et pourquoi je ne le sais pas...

 

La vie m’a rendue exigeante... et être exigeante, c’est le meilleur moyen d’être éternellement insatisfaite.

 

Parce que je n’arrive plus à écrire, rien, même pas des articles de blog, comme si c’était gratifiant d’ailleurs... mais c’est mon petit coin à moi, décoré, mes pensées sur du papier virtuel... parce que mon but n’est pas d’être lue. Parce que si personne vient ici je m’en fous.

Si j’écris c’est pour moi.

C’est parce que j’en ai besoin. Parce que j’ai peur de perdre vraiment toute capacité à écrire si je n’entretiens pas celles qu’il me reste.

Parce que tout a déjà été écrit, et mieux que je ne pourrais jamais le faire, je n’ai pas la force d’accepter la médiocrité et la banalité auxquelles je suis vouée.
Parce que je suis trop exigeante.

 

Parce que je suis trop peu sûre de moi aussi. Je connais trop mes défauts. J’essaie de changer... d’être quelqu’un d’autre... « moi, mais en mieux. »

Parce que tous ces défauts m’ont fait vivre dans la solitude... comment as-tu pu, toi, rentrer dans ma vie et y rester ? Tous les autres m’ont désertés, et j’avais besoin d’eux, aussi. Pour avoir confiance en moi, un peu. Pour être soutenue.
Parce qu’ici, je suis seule.

Je croyais n’avoir besoin de personne, sauf Lui, et je sais que c’est toujours vrai, mais il fallait alors qu’il soit tous les autres... et je sais qu’il ne peut pas. Il ne peut pas me défendre aux yeux des siens. Il ne peut pas être ma meilleure amie ni ma mère.

Et je ne le veux pas.

Tu es tout pour moi, mon essentiel et plus encore... et ça ne changera pas.

Jamais.

 

Je voulais juste d’autre piliers... pour être sûre de ne jamais m’écrouler.

 

Par Serleena
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Jeudi 24 avril 2008

 

            C’est terrible cette sensation de mourir à petit feu quand il n’est pas là. J’ai l’impression d’être insupportable, mais ça s’explique par le fait que c’est ma meilleure moitié et que, amputée de lui, il ne me reste que la plus mauvaise des deux. C’est lui qui fait de moi quelqu’un de bien. Je suis comme une petite fille que l’on a encore jamais séparé de ses parents et qui le vit mal quand ça lui arrive pour la première fois… je suis comme elle, mais à chaque fois.

Je me plains de le vivre mal, mais au fond je ne voudrais pas redevenir la grande solitaire d’avant, pas vis-à-vis de lui en tout cas, ce serait comme laisser mourir une partie de mon Amour pour lui. Ça fait partie de ma manière de l’Aimer, de mes sentiments. Je ne peux pas y renoncer. C’est ça aussi qui me permet de savourer comme personne d’autre sa présence, le fait d’être à ses côtés. Je ne me l’explique pas, mais je sais que c’est vrai… c’est un besoin de vital de le voir, de le toucher, chaque jour. Et dont je jouis bien plus que n’importe qui.                                                                                           



« Once and forever, for a Love like this,

It is in my heart for all that time. »



Je suis peut-être trop fragile, peut-être que je le montre trop, ou que je ne le montre pas assez.

J’ai souvent froid, trop souvent, la moindre brise peut m’écorcher comme le moindre rayon peut me sauver. Il y a trop de peut-être, trop de « et si… », trop de défis à relever que ça n’en est plus un jeu. Je n’ai jamais été douée à ce genre de jeu. Je me laisse trop vite dépasser. Je tombe parfois, et je n’arrive plus à me relever, parce que j’ai peur de rechuter. Je suis une mauvaise joueuse. Je mise sur les mauvais chevaux.

Tout ce que j’ai, je peux le perdre. Tout ce que je crois retenir peut m’échapper, et je voudrais ne rien avoir, ne rien vouloir pour ne jamais être perdue. Je voudrais qu’on me possède, moi, pour n’être qu’un objet, appartenir à quelqu’un et n’être qu’à lui, être ce pourquoi on se bat. Qu’on fasse de moi ce qu’on veut. Je voudrais être précieuse, rare.

Je voudrais que tu m’appartiennes, à moi, rien qu’à moi, à moi pour de vrai. Tu n’aurais que moi et je ne vivrais que pour toi. Je serais la Seule, l’Unique.

Je voudrais oublier qu’on peut pleurer et que les larmes qu’on verse restent toujours gravées en nous, plus durablement que nos sourires.          

Par Serleena
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Jeudi 6 mars 2008

Je ne suis pas parfaite. Je le sais, je n'essaie plus de vous le faire croire. Mais dans mon imperfection, je tâche de me montrer sous mon meilleur jour.
Je ne fais pas ça pour vous. Je fais ça pour moi. Je fais ça pour Lui.
Tant pis si vous ne le voyez pas, ne comprenez pas.
Je suis assez fragile comme ça, je n'ai pas besoin de vous.
De toute façon, je suis assez forte.
Parfois, j'aimerais que vous soyez là pour moi.
Où étiez-vous, quand j'avais besoin de vous?
Ne me jugez pas. Je vous ai souvent haï, rejetté, ignoré; je vous demande pardon. Je ne vous croyais pas.
Vous m'aviez trahi.
Serez-vous là, pour moi?
J'aimerais pouvoir compter sur vous. Mais j'ai peur d'être déçue, par vous, à nouveau.
Pourtant, je ne vous en veut plus.


J'ai fait le deuil de vous... Vous, mon ange gardien, ma belle étoile, mon Dieu, ma Destinée.






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Par Serleena
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Mardi 5 février 2008

...

It's gonna kill me... or save me.

Par Serleena
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Mardi 29 janvier 2008

Inachevée, pour toujours ces mêmes raisons.
J'ai pris plein de bonnes résolutions pour cette nouvelle année, avec la ferme intention de m'y tenir. C'est bien la première année que je fais ça... je n'ai jamais cru aux résolutions... mais je crois que finalement c'est une bonne chose de se fixer des objectifs à atteindre. Je vais les atteindre. Je deviendrai la nouvelle NTA
®. J'en suis capable.
Je suis une idiote pleine de rêves en tête et qui ne se donne pas les moyens d'y arriver, résolue à l'avance ou peut-être effrayée à l'idée de constater ce que je soupçonnait déjà: je ne peux
pas.

***
Il me rend le sourire et quand je le regarde, c'est toujours la même émotion, parfois j'ai envie de pleurer sans savoir pourquoi, ou de l'embrasser comme une folle mais je ne fais rien de tout ça. Le respecter c'est aussi ne pas le déranger parfois, et même quand il me dit le contraire... parce qu'après tout, on ne peut pas vraiment dire que je me prive... Il ne comprend pas à quel point il est Beau à mes yeux et je ne le lui dit même pas, parce qu'il nierait et ça gâcherait tout. En plus, il vaut mieux qu'il ne le sache pas, j'ai trop peur qu'il finisse par y croire. Et puis, il ne faut pas qu'il se rende compte que je le regarde parce que son expression changerait et là, de profil, tout concentré qu'il est, il est si...
Je fais comme si je ne le connaissais pas, je l'observe comme une inconnue, avec curiosité mais aussi avec retenue, de peur qu'il comprenne que je le dévisage et ça ne se fait pas, de dévisager les gens... je ne voudrais pas qu'il ait une mauvaise opinion de moi. 
Est-ce qu'il a quelqu'un dans sa vie? Sûrement, oui. Elle a de la chance...

Elle, c'est moi.
Et cette révélation est toujours aussi délicieuse.
Chaque matin dans tes bras est délicieux.
Chacun de tes regards, et ces manies dont tu n'as pas conscience, ta manière de parler et la façon dont tu me serres dans tes bras.
Sais-tu combien ta voix est belle, et qu'elle ne l'est pour personne autant que pour moi?
Parce que personne ne t'Aime autant que moi.

Tye- Meláne ♥



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Par Serleena
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